Passage à vide
Bon, nous sommes le 7 novembre, et les choses ne se sont pas arrangées...
La grogne générale s'est calmée grâce aux nombreuses promesses du gouvernement. Ils ont promis de bitumer les routes immédiatement, contrôler les prix des produits de première nécessité...ce qui veut dire que le prix du pain est repassé de 1400 frs à 1000 frs. Cool! Seul problème: aucune indemnité n'est prévue pour les boulangers et la farine est toujours aussi chère. Donc: les boulangers ont fermé boutique et on ne trouve plus de pain en ville. Donc: je fais mon pain moi-même!
Autre grande nouvelle: j'avais été recrutée par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement), pour être consultante pour un mois, et ai commencé à travailler, puis j'ai été gentiment remerciée, de manière tout à fait étrange...Donc: je reste chez moi à parler à mes poules et à rêvasser dans mon hamac, car bien sûr j'avais arrêté le HCR pour ce boulot, donc je me retrouve sans rien...
Mon ordinateur est toujours en panne...ai-je perdu toutes les photos que j'ai prises depuis 4 mois + mon bel ordi chéri? Donc: pas de musique, pas de film, pas de photos, pas de signe extérieur de modernité occidentale.
Thomas a perdu son passeport, il vient de partir à Conakry pour régler tout ça, ( et me ramener du produit anti-poux au passage...)
Voilà. Il parait que le plus important c'est la santé, et je viens juste de la retrouver un peu, après une semaine de bronchite-palu en quarantaine à la maison, donc je m'estime heureuse, même si je ne suis pas complètement rétablie.
Promis, dans le prochain article tout ira mieux, c'est juste histoire de changer un peu le ton du blog, qui était bien trop enjoué jusque-là!