KBAYA
Retour à la découverte! La semaine dernière, j'ai accompagné Thomas dans un village nommé Gbaya, où il animait 3 jours d'atelier. Je suis allée une première fois pour faire connaissance, et le lendemain, en terrain connu, j'ai pu me régaler à prendre des photos!
Tout d'abord, Thomas à l'oeuvre, dans le groupe des jeunes, à l'école du village. 
L'opération consiste ici à analyser les principaux problèmes du village et les manières d'y remédier. Bien que le groupe parle assez bien français, un jeune qui se débrouille un peu mieux assure la traduction en guerzé.

Voici Martin, un des instituteurs, qui m'a servi de guide pendant ces deux jours. Nous avons fait le tour du village et avons longuement discuté de la Guinée, et de la France. C'était marrant de discuter des présidentielles de 2007 avec lui, merci Martin!

En notre honneur, le chef du village (le Prési comme ils disent ici) a sacrifié 2 coqs, que nous avons dégustés au déjeuner. J'ai suivi de près la préparation, mais le résultat était un peu décevant (malgré toute ma reconnaissance), car c'est avant tout du riz, un peu de sauce, quelques petits morceaux de coq, et beaucoup de piment! Pour nous accueillir, les gens nous offrent la Kola (des noix de kola), ou son équivalent, c'est-à-dire un billet de 1000 francs. Et à notre départ, le protocole exige qu'on aille saluer le Prési, les sages, qu'on signe le livre d'or et qu'on serre plein de mains. Je peux vous dire qu'on a bien dormi ce soir-là!

Ballade sur la route principale de Gbaya, qui coupe le village en deux. Voici les seules voitures que l'on est suscpetibles de croiser dans ce pays!

Jour de marché à Gbaya. En bas à gauche, ce sont des sachets de jus de fruits, à boire d'un trait s'il vous plait. En deuxième plan, les boules blanches, c'est en fait du savon, bien qu'on trouve des savons occidentaux, ceux-là sont les plus courants et les moins chers, et sont utilisés pour tout: toilette, lessive, vaisselle...Ce jour-là j'ai acheté un gros sac de manioc, car Gbaya produit en beaucoup, que j'ai offert à Mama, qui m'a ensuite donné une pleine assiette de kutis!

Ballade dans les ruelles du village, et rencontre avec les "vieilles", très respectées car elles incarnent la connaissance, l'histoire et la sagesse. Elles étaient très fières d'être prises en photo, et ont eu les même rires que les enfants lorsqu'elles ont vu leurs visages sur l'écran de l'appareil. Il n'y a pas d'âge pour la découverte!
Kbaya c'est aussi pour moi le souvenir d'une file d'enfants qui me suivaient, et qui n'attendaient qu'une chose: que je sorte l'appareil de son étui, puis, dès que le "clic" s'est fait entendre, se jetaient sur moi pour regarder la photo au dos de l'appareil!